Dans un stade surchauffé, les joueurs sédunois ont sombrés. Aujourd’hui, le seul mot me revenant à l’esprit c’est « comment ? ». Comment peut-on baisser les bras après avoir vécu l’enfer bâlois une semaine auparavant, revenant à deux longueurs de retards sur les adversaires, faisant de même en terre autrichienne, en égalisant à la 93ème. Comment cette solidarité qui faisait la force du groupe s’est si tôt envolée en éclats après 15 bonnes minutes ? Comment Il Mister a composé une équipe soi-disant offensive en n’alignant aucun attaquant de pointe ?

Bref… La défaite laisse un goût amer. D’une part car ce Zurich là était prenable, d’une autre car l’impression dégagée par le onze valaisan portait à croire que les joueurs ne s’étaient jamais vu. Aucune cohésion, manque de lucidité cruelle dans le dernier geste, aucune animation innovatrice offensive, aucune idée dans le jeu valaisan. Ce dernier s’est envolé en même temps que les ballons accompagnant le tifo d’entrée.

Les raisons d’un tel échec peuvent être multiples : manque de chance (lorsque Reset se retrouve seul devant le but quasi vide, il y a de quoi se tirer les cheveux), fatigue (3ème match en 7 jours, dont 2 à l’extérieur, cela dit on ne peut considérer ce motif comme une excuse, les joueurs sont des professionnels, à eux d’assumer), la bonne organisation du FCZ, mais surtout la tactique imposée par Bigon, n’alignant aucun attaquant de pointe alors que le club joue à la maison, et surtout joue contre le champion sortant.

Autant dire que les réponses sont actuellement dures à trouver. Vailati a bien résumer une chose, c’est qu’il est préférable de perdre une fois 5-0, que de perdre cinq fois d’affilée 1-0. Malgré tout, la manière est vraiment désastreuse. Il est évident que pour un club se voulant être champion, il est impérial de gagner contre des adversaires directes comme Bâle, Zurich, YB, afin de ne pas se détacher du wagon de tête.

Je suis certain qu’Il Mister saura trouver les mots nécessaires pour redonner vie à ce groupe qui s’est précipité aux vestiaires sous les sifflets du public. Episode à vite oublier. Bâle a bien perdu 8-1 à Tourbillon il y a 5 ans de ca, ce qui ne l’a pas empêché d’emporter son titre de champion suisse. Soyons optimiste.

A présent, seule une chose à retenir : St-Gall. Après 5 matchs perdus, l’équipe de Fringer a repris des couleurs en s’imposant contre Xamax samedi. Esprit de révolte ou coup de chance ? Réponse ce 26 août à 16h00. Mais autant dire que chaque match à l’Espenmoos relève d’une difficulté démesurable.

En avant pour le prochain combat.

A dimanche

Inter - 21.08.2007


Contrairement aux apparences, c'est bien le FC Sion qui allait se faire rôtir en ce dimanche