Perdre un match, de coupe ou de championnat, est toujours permis. Perdre sans combattre, c'est simplement inadmissible. "Nous n'avons pas été des compétiteurs dimanche." Cette phrase sortie de la bouche de l'entraîneur Marco Schällibaum représente exactement le match. Les Sédunois étaient présents sur la pelouse synthétique du stade de Suisse, presque par obligation me semblait-il.

Marco Schällibaum déclarait encore dernièrement: "Sion est un club de tradition. Nous avons tout un canton derrière nous. Le challenge offert par Christian Constantin me plaît énormément."

Aujourd'hui, deux constats évident s'imposent: 1. Sion est éliminé de l'Europe sous l'ère Clausen. 2. Sion est éliminé de la coupe de Suisse sous l'ère Schällibaum. En réalité, il n'y a rien de dramatique. En moins de douze mois, Sion a fait un énorme pas en avant. Il est devenu le porte-drapeau du football romand.

Troisième constat: Sion est 3e du chamionnat suisse de Super League après 14 rencontres. Et là, qui croyait à un tel classement au début de la saison?

Ceci dit, je trouve que le FC Sion reste une équipe redoutable. C'est clair, comme après la gifle de St-Gall, les Valaisans doivent réagir. Il leur reste 4 matches avant Noël pour prouver leur vraie valeur. J'espère du fond du coeur que le "couac" de Berne reste un accident de parcours. Les plus pessimistes me diront que deux accidents de parcours en 15 jours c'est un beaucoup. Je leur répondrais que pour un néo-promu, il y a pire.

Restons fiers d'être Valaisans! Que les joueurs se révoltent pour garder l'estime de leurs supporters! Et à mon humble avis, ceux qui ne se révolteront pas pourront quitter le Valais à la pause hivernale, foi de CC.