Article publié dans le journal Argentin Olé :

Il a démissioné à la mi-temps d’un match parce que le président est entré dans les vestiaires

"J’y pensais déjà. Il y avait des choses que je n’aimais pas et à un moment donné, j’en pouvais plus. On était mené 1-0, le président est entré dans les vestiaires en pleine discussion tactique avec les joueurs. Il m’a fait perdre l’intimité et j’ai dit ciao... Je sais que ce n’est pas normal de démissioner pendant la mi-temps, mais je n’en pouvais plus. Le type est autoritaire, il ne te respecte pas, il se croie entraîneur. On dit qu’il imposait l’équipe à aligner aux entraîneurs précédents, je l’avait prévenu que cela, je ne l’accepterai pas, l’unique chose qu’il veut est montrer publiquement qu’il a de la personnalité. Ainsi, ce sont passé des petites choses qui m’ont peu à peu dégoûtées, des situations qui ne sont pas normales en Argentine et auxquelles je ne suis pas habituées".

Néstor Clausen a jeté l’éponge parce qu’il ne supportait pas le président de Sion, l’architecte Christian Constantin. Son équipe perdait face à La Chaux-de-Fond, en Coupe de Suisse, et l’apparition du dirigeant a provoqué sa déclaration à l’équipe: " Je pars. Battez-vous jusqu’à la mort pour gagner". "C’était une façon de provoquer une réaction". L’entraîneur a regagné la seconde mi-temps en sachant que c’était ses 45 dernières minutes avec Sion, club dont il fut joueur de 1989 à 1994. Il a vu juste avec une de ses dernières décisions: il a fait entrer Kuljic, qui a marqué 3 buts, et l’équipe s’est qualifiée. "Ce joueur était sur le banc, à cause de la rotation. On venait de jouer en UEFA. Après, j’aurais pu dire:"On a gagné, je continue. Il ne s’est rien passé". Mais j’avais pris ma décision. Bien qu’on soit leader du championnat avec Grasshoppers".

- Ce n’est pas facile (de trouver une équipe à) entraîner en Europe, tu ne vas pas regretter?
- Non. Je ne vais pas abondonner mon orgueil pour entraîner en Europe. Un entraîneur a des responsabilités, sa place en football, et ce président agit d’une façon qui m’exposait à perdre ma personnalité dans l’équipe.

-Tu ne regrettes pas non plus d’y être allé?
-Non, parce que je le savais déjà avant de m’y rendre, et on a obtenu de bons résultats.

-Tu as rompu un contrat meilleur que celui que tu avais à Independiente?
- Oui, et j’ai besoin de cet argent, mais je ne vais pas non plus accepter n’importe quoi.

-Tu as parlé de nouveau avec le président?
-J’ai discuté avec lui aujourd’hui, on a ri... Je lui ai donné mes explications, je lui ai dit que je ne pouvais pas accepter sa façon d’être et qu’il n’aller pas changer comme président. Si je continuais, je me serais senti mal avec moi-même.

-Une rumeur est apparue disant que tu avais des problèmes avec les joueurs?
C’est un mensonge. Presque tous m’ont appelé durant la journée pour que je ne partes pas. Mais je suis déjà loin.

Traduction effectuée par "doglover964"
Juan Pablo Mendez
Olé
03.10.2006