Nestor Clausen est arrivé hier à Genève après plus de 20 heures de voyage. L'Argentin sera l'invité de Pierre-Alain Rho en début d'après-midi sur RhôneFM

Voici l'article du nouvelliste :

Nestor Clausen anticipe. Le nouvel entraîneur du FC Sion a débarqué à l’aéroport de Genève hier soir avec onze minutes d’avance sur l’horaire prévu, onze minutes grignotées sur un périple de vingt-deux heures via Munich et Amsterdam en provenance de Buenos Aires. «Ça va bien, j’ai dormi dans l’avion», rassure l’Argentin aux origines valaisannes. Un bagage à main et une grosse valise enrobée de plastique bleu l’accompagnent. «Vous dites qu’il fait froid en Valais? Mais normalement il devrait faire chaud puisque c’est l’hiver chez nous. Je n’ai pris que des vêtements pour l’été.» Clausen (44 ans) avait séjourné à Sion en janvier. Les températures ne le surprendront pas.

Le souvenir de 1989
Clausen fait la connaissance de Paulo Urfer, le directeur sportif du FC Sion. Le technicien enchaîne. «J’ai hâte de commencer le travail le plus vite possible. J’ai eu le temps de réfléchir au foot durant le voyage, c’est la seule chose à laquelle je sais réfléchir.» L’aéroport de Genève avait été son premier contact avec la Suisse lors de son transfert au FC Sion comme joueur en 1989. «Je sais où j’arrive aujourd’hui. En 1989, Sion était une ville de cent vingt mille habitants selon mes interlocuteurs lors des négociations à Buenos Aires, de huitante mille durant le vol et de cinquante mille à l’atterrissage. Je me souviens que lors de mon arrivée nous rigolions durant les entraînements avant de souffrir en match. Mon approche comme entraîneur est exactement l’inverse.» Carlos Aruma, son préparateur physique habituel, arrivera en début de semaine.

Les retrouvailles avec Constantin
Clausen retrouvera Christian Constantin ce matin. L’ancien international argentin avait évolué durant deux saisons sous la présidence de l’architecte octodurien de 1992 à 1994. Trois entraîneurs, Brigger, Andrey et Barberis, s’étaient succédé à la tête de l’équipe sédunoise dans l’intervalle. «J’étais nerveux avant le départ à Buenos Aires. Une appréhension existait : ai-je les capacités ou non pour ce job?, les joueurs me comprendront-ils? Les interrogations se sont effacées. Sur le terrain, tu travailles, tu peux même parler en japonais, ce n’est pas grave. J’ai confiance dans mon travail.» Constantin n’avait pas ménagé le joueur Clausen lors de leur première cohabitation. «Certaines critiques des dirigeants te dérangent comme joueur, tu ne les comprends pas. On les assume mieux comme entraîneur. Ce sont eux les chefs de l’entreprise, ils ont le droit de s’exprimer.»

Le premier tour de qualification pour la coupe de l’UEFA l’attend dans cinq semaines. «Déjà ? On ne peut rien faire. Le match est là, il faut le préparer.» Clausen ne connaît aucun joueur du contingent actuel. «Ce n’est pas grave. Si on me demandait d’intégrer une banque, tout serait plus compliqué. Là, nous parlons de foot. C’est un langage universel que je connais.» La reprise des entraînements est fixée au vendredi 9 juin. La FIFA a invité tous les champions du monde et leurs épouses ou compagnes en Allemagne du 6 au 9 juin dans le cadre de diverses festivités en préambule à la coupe du monde. «Je ne sais pas si j’honorerai l’invitation. J’en parlerai au président.» Nestor Clausen a anticipé son voyage vers l’Europe. Sans aucune intention de confirmer son billet de retour.